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communiqué des opposants

3 juillet 2013, 18:27pm Publié par La coordination des Opposants au Lyon Turin

SIX mois de baisse consécutive des camions dans les Alpes du Nord.

Depuis le mois de janvier 2013, chaque mois, le trafic des poids lourds baisse, tant au Fréjus qu'au Mont-Blanc pour atteindre une baisse cumulée à fin juin de 43.304 camions de moins par rapport à la même période en 2012.

15.826 camions de moins au Fréjus et 27.478 de moins au Mont-Blanc, soit une baisse cumulée de 6,58 %.

Sources : http://www.tunnelmb.net/v3.0/frasp/indexfr.asp / http://www.sitaf.it/index.php?option=com_k2&view=item&layout=item&id=67&Itemid=154

Rappelons qu'en 2012, les deux passages routiers avaient déjà vu une baisse de 81.771 camions par rapport à 2011, pour un totalinférieur à celui de 1990.

Ces chiffres confirment que la saturation de la ligne ferroviaire existante n'est pas d'actualité, comme l'a justement déclaré la Commission DURON et la Cour des Comptes dès 2012.

Utiliser la ligne existante sur laquelle a été investi près

d'un Milliard d'€uro n'est pas qu'une question de bon sens,

c'est une question de décence.

Philippe DURON auditionné par la Commission « Développement Durable et aménagement du territoire » de l'Assemblée Nationale ce 2 juillet a notamment déclaré qu'il demande la mise en place d'un observatoire CONTRADICTOIRE de la saturation et qu'il faut réaliser les infrastructures lorsqu'elles seront nécessaires à savoir lorsque la saturation détériorera les performances de l'existant.

La nécessité ne se suppose pas, elle doit être constatée.

Sur l'axe Lyon-Turin, le seul constat c'est la baisse des trafics de marchandises depuis 1998 et l'absence totale de saturation.

Les déclarations des promoteurs de ce projet inutile et coûteux sont des fables.

L'arrêt immédiat de ce projet est une absolue nécessité sans hypothéquer l'avenir :

une mesure de bon sens

et de décence.

En effet Philippe DURON a rappelé lors de son audition que les deux seuls financeurs des infrastructures sont :

  • l'usager et

  • le contribuable.

Les promoteurs et partisans du Lyon-Turin devraient s'en rappeler